Rencontre avec Doriane DHIEN-FANE
Article proposé par Catherine PAUL
Conférence du 23/01/2026 sur le « thème des violences »
C’est à la suite de la conférence sur le thème « des violences » organisée par la secrétaire du Comité Départemental de Spéléologie du Var qui s’est tenue à Saint-Mandrier le 23 janvier 2026, que j’ai eu l’envie de vous faire rencontrer Doriane DHIEN-FANE.
Q1/ Bonjour Doriane, pour les spéléologues varois qui ne te connaitraient pas encore, pourrais-tu en quelques mots te présenter et résumer ton parcours en spéléologie.
Doriane
Bonjour Cathy. Oh, j'ai commencé la spéléologie véritablement depuis cinq ans.
Il y a quelques années, au moins 15 ans, j’avais fait une initiation en spéléo. J'ai découvert cette activité par une box qu'on m'avait offerte. A l'âge de 35 ans, quand j'ai eu un virage dans ma vie privée, je me suis dit : « Hum ! qu'est-ce que tu ferais bien de ta vie? » Et en fait, je me suis souvenue que j'avais beaucoup aimé cette expérience. A partir de là, j'ai cherché des clubs de spéléo… J'ai trouvé ça très difficile de trouver un club. En continuant à chercher, en m'accrochant, je suis tombée sur le CAF, le Club Alpin Français de Toulon. Je voulais explorer des grottes avec le CAF mais il n’y avait pas de spéléologue. Du coup, j'ai pratiqué l'escalade. Puis, j'ai rencontré Guillaume CHARDIN et là, je me suis fait le spéléologue. Lors de nos premiers échanges, quand il m'a annoncé qu'il faisait de la spéléologie, je lui ai dit "Ah, c'est rigolo, je voulais refaire de la spéléo." Il croyait vraiment que je me moquais de lui, mais j’étais sincère. Voilà. Du coup, mon cher et tendre m'a emmenée faire de la spéléologie à son grand désarroi.
Q2/ Et lui, il était dans quel club?
Doriane
Guillaume, mon cher et tendre, a toujours été au GAS, Galamaoud Association Spéléo.
Q3/ Quelle est l'origine de ton nom DHIEN-FANE?
Doriane
Mes grands-parents m'avaient dit que Dhien était une rivière dans l'Isère et Fane, je crois, aurait des origines un peu bavaroises.
Q4/ Tu as organisé une conférence sur le thème de la violence en janvier après, il me semble, avoir suivi une journée de sensibilisation du ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative. Peux-tu nous en dire plus sur cette journée et quel était son objectif ?
Doriane
En fait, à l'occasion de la rentrée en septembre 2025, je suis allée à une soirée organisée par le Comité Départemental Olympique et Sportif du Var, une soirée au cours de laquelle le CDS 83, en accord au projet fédéral, s'est engagé dans la prévention et la lutte contre les violences dans le sport. Je me suis portée volontaire pour faire partie du réseau territorial de référents « Éthique » du mouvement sportif de la Région Sud-Paca. J’ai signé une charte pour être référente « Éthique » pour le Comité Département de Spéléologie du Var qui m’engage auprès du CDOS 83 et notamment de Madame Chloé BLANDEL, chargée de mission « Éducation & Citoyenneté » à relayer leurs informations à l'ensemble des fédérés du Var et lorsque le CDOS prévoyait des interventions ou formations sur la lutte contre les violences.
Q5/ Tu t'es engagée comme référente « Éthique » au nom du CDS 83, mais qu'est-ce qui t'a amené à t'intéresser à ce problème particulier sur les violences?
Doriane
C'est un petit peu mon dada compte tenu de mon travail et de ma formation. En tant que sage-femme, j'ai eu l'occasion de faire avancer ma pratique et j'ai passé un Diplôme Universitaire de santé sexuelle il y a 2 ans maintenant. Dans ce DU, je pense que la moitié du cursus était consacrée aux violences où j'y ai découvert plein de choses et du coup, ça m'a paru naturel et nécessaire de m'emparer de ce sujet-là qui me tient à cœur. Et ça permet aussi de répondre au projet en cours sur la lutte contre les violences de la fédération.
Q6/ Çà m’interpelle quand même. Pourquoi aujourd'hui les organismes d'État sensibilisent-ils autant les citoyens, notamment dans le domaine du sport, sur la violence?
Doriane
Parce qu'on constate une augmentation des violences. L'État s'en est emparé et a mis plein de dispositifs en place. Notamment depuis décembre 2019, le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative a créé une cellule nationale de traitement des signalements des violences dans le sport. En fait, c'est la cellule Signal Sport. Cette cellule engage les procédures qui s'imposent en cas de problème et depuis sa création, 1284 signalements ont été recensés. C'est énorme et on note quand même une nette augmentation. Il y a eu 10 fois plus de signalements ces 10 derniers mois que sur les 10 dernières années. Alors, on peut quand même se poser la question de savoir s’il y a une augmentation de la violence ou s’il y a une libération de la parole sur la violence grâce à la médiatisation de ces mesures ; l’incitation aux personnes à témoigner et à utiliser les outils qui sont mis en place.
Q7/ Quelles sont les mesures prises par le ministère ou les outils mis en place?
Doriane
La mesure et l’outil c'est la cellule Signal Sport que l’on trouve sur internet à l’adresse
signal-sports@sports.gouv.fr.
D’ailleurs, il y a une obligation légale. Les établissements d'activités physique ou sportive, privés ou publics, ont l'obligation d'informer des dispositifs de prévention, de signalement et d'accompagnement des victimes ou des témoins de violences et de discriminations.
Q8/ Le soir de ta conférence, nous nous sommes retrouvées à 5 personnes, toi comprises. N'es-tu pas surprise du peu d’adhérents présents?
Doriane
Alors, en toute honnêteté, oui et non. J'aurais souhaité, voir aimé, qu'il y ait plus de personnes compte tenu du fait que c'est un sujet d'actualité. Je sais que ce n'est pas un sujet qui est rigolo, donc je m'attendais à ce qu'il n’y ait pas grand monde. Mais je pensais qu'il y aurait eu plus de personnes que ça. Et effectivement, autre fait qui m'a beaucoup marqué, c'est qu'il n’y avait que des femmes.
Q9/ J'aurais tendance à dire que nous aurions pu nous croire à une réunion sur la mixité car il n'y avait que cinq femmes, cinq générations et toutes impliquées à différents degrés et différentes époques dans la vie fédérale. Mais les hommes, sont-ils concernés eux aussi sur ce problème d’actualité ?
Doriane
Oh oui ! Les hommes sont concernés parce qu'ils peuvent être eux aussi victimes de violences ou témoins de violences. Et du coup, ça aurait pu leur donner aussi des clés et des outils pour prévenir, intervenir et agir.
Q10/ La violence, c'est l'affaire de tous ?
Doriane
Oui, la violence, c'est l'affaire de tous. Et notamment, il me semble qu'il y a beaucoup d'hommes qui sont présidents de clubs de spéléologie et cette intervention aurait pu leur apporter 2 à 3 informations utiles. Mais ce n’est pas grave, ils pourront venir à une prochaine session.
Q11/ D’ailleurs comment se définit la violence ?
Doriane
L’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé, a une définition qui est très précise de la violence. Il la définit comme étant « l'utilisation intentionnelle de la force physique de menaces à l'encontre des autres, à l'encontre d'une personne, d'un groupe, d'une communauté qui entraîne ou risque d'entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, physiques. Et il existe différents types de violence ».
Q12/ C’est justement l’objet de ma prochaine question, sous quelle forme sont classifiées les violences?
Doriane
Il existe des violences physiques, psychologiques, violences verbales, violences sexuelles et sexistes. Mais moins connues sont les violences économiques, administratives sans oublier les violences intrafamiliales.
Q13/ Je pratique la spéléologie depuis plus de 40 ans et j'avoue qu'il est parfois difficile de ne pas toucher une personne, adulte ou enfant, pour permettre la pratique de la spéléologie en toute sécurité, surtout dans les parades, voire la mise en place du matériel. Comment sera considéré mon geste dans la logique de la mise en garde des violences ?
Doriane
Alors, ce que je conseillerais aujourd'hui, pour la pratique de la spéléo avec des adultes ou des enfants, avant de commencer chaque initiation ou exploration, c'est d'informer. Déjà, ça doit commencer dès l’aide à la mise en place du baudrier et lorsque le cadre va chercher à le fermer et le régler. Le baudrier est au niveau des jambes et on peut être amené à toucher, à être près des parties génitales. Je pense que c'est déjà important de le dire, d'informer et de dire : «Attention, là je vais peut-être un peu te toucher, ne t'inquiète pas ». Voilà, déjà informer pour se protéger, ça c'est le plus fondamental. En un second temps, avant de partir sous terre, je pense que c’est important d'informer que notre sport est quand même à risque de chute et que pour parer, pour protéger, pour aider à passer un obstacle, parfois on peut être amené à pousser, à tenir l'autre, à mettre nos mains par exemple au niveau des fesses pour retenir, pour pousser la personne, pour l'aider à passer un obstacle. Et je pense que ça en amont d'une sortie, c'est important de le préciser, pour que les gens ne soient pas surpris, pour que l’encadrant n'ait pas de problème, ça permet de protéger tout le monde. Informer pour celui effectivement qu'on va parer, qu'il n'ait pas peur et l’impression d'avoir subi un mauvais acte et pour protéger celui qui va le faire en toute bonne conscience et en toute bonne foi. Tout passe par la communication.
Q14/ Il y a une question que je me pose… Existe-t-il une douce violence ? Et, reste-t-il une place pour la spontanéité?
Doriane
Je ne peux pas valider la douce violence vu que la violence est interdite. Mais effectivement, je pense qu'il faut qu'il existe une place à la spontanéité. On ne peut pas être là à voir le mal de partout, mais je pense qu'il faut faire aussi évoluer les mentalités. J’insiste sur le fait que la société, elle, évolue et que nous devons vivre avec notre temps et comprendre les changements. Aujourd'hui prévenir nos actes, c'est nécessaire, communiquer, c'est nécessaire. Évoluer avec notre temps, c’est aussi nécessaire.
Q15/ Par rapport aux dispositions du ministère du Sport, la Fédération Française de Spéléologie a-t-elle suivi ces directives?
Doriane
Tout à fait. Dans ce contexte, la FFS s'est emparée de cette problématique et a créé un formulaire dédié pour contacter les délégués en charge de la prévention et de la lutte contre les violences. Ces documents se trouvent sur le site de la FFS. Elle a déployé des actions de contrôle et aussi de l'honorabilité dans le cadre de l'encadrement des jeunes par exemple. Aujourd'hui, il y a un groupe de travail de 4 bénévoles qui s'est engagé dans cette action et la lutte contre les violences.
J'ai contacté la FFS et j'ai pu échanger avec Florent MERLET, qui est conseiller national technique intérimaire et qui va bientôt partir. Il m'a informée qu'il y avait eu 10 signalements depuis que ces dispositifs avaient été mis en place et qu'il y a des faits qui sont en cours d'instruction, notamment par la justice.
Q16/ Un licencié ne se gère pas comme une entreprise, le zéro défaut, le zéro émotion, le zéro sentiment n’existe pas. Pour remédier à ces violences, quelles sont les recommandations fédérales et où les trouver ?
Doriane
Les recommandations sont sur le site fédéral, dans le chapitre « Lutte et prévention contre les violences sexistes, sexuelles et les discriminations (V.S.S.D) ». Les fédérés y trouveront le lien avec le ministère des Sport dans la rubrique « 0 tolérance pour les violences » Et concernant l’encadrement des mineurs, il existe deux types de flyers : un qui est destiné à l’encadrement des mineurs (à quoi il faut être vigilant quand on encadre un enfant) et un autre destiné aux mineurs et leur protection.
Et en fait, pourquoi est-ce qu'on insiste tout particulièrement sur les enfants ? Parce que les personnes les plus à risque, qui sont considérées comme des minorités, sont les femmes et les enfants. Et pour les mineurs, ils sont plus vulnérables que les autres du fait de leur âge, de leur manque de discernement et de leur manque de connaissances. On peut se poser la question de savoir s'ils vont pouvoir analyser correctement un acte déviant, un comportement déviant. Parfois, on sait qu’un mineur pourra se rendre compte plus tard qu'il a été victime d'une agression sexuelle.
Q17/ Combien de cas de violence sont connus pour tout sport confondu ? Et la fédération a-t-elle connaissance de cas de violence au sein de ses fédérés?
Doriane
Depuis 2019, le ministère a recensé 1284 signalements par la cellule Signal Sport tout sport confondu et en moyenne pour la FFS, on a 5 signalements par an, oui, 5 signalements par an. À l'heure actuelle, deux procédures sont en cours. Et rien que pour le mois d'octobre 2025, la fédération a cumulé trois signalements donc c'est sûrement circonstanciel. Ce sont des problèmes interpersonnels qui ont été remontés par suite du problème de comportement de personne. Dans le cas des deux procédures, l’une rentre dans le cadre d’une violence sexuelle et sexiste, et l’autre, violence sur une personne directement. Donc en fait, on se rend compte qu'aujourd'hui ne remontent pas que les problèmes de violence sexuelle et sexiste. Aujourd'hui, ce qui remonte auprès de la FFS, ce sont aussi des problèmes de violence verbale. Les violences entre les personnes, il y en a, et quand ça commence à aller trop loin, les adhérents utilisent les moyens qu'ils ont à leur disposition pour faire remonter tout ça.
Q18/ Ça veut dire que la probabilité pour qu'un fédéré se retrouve devant un cas de violence n'est pas nulle, soit en victime, soit en accusé, soit en témoin. Quelle doit être la conduite à tenir dans un cas révélé au sein de son club ou en tant que personne de confiance?
Doriane
Oui, la probabilité n’est pas nulle. Alors, c'est fondamental lorsqu'on est témoin ou victime, de ne pas rester isolé. Et il faut pouvoir utiliser les moyens que la fédération a mis à notre disposition en utilisant le formulaire dédié au signalement sur le site ou en utilisant le site de Signal Sport. On a aussi des numéros qu'on peut solliciter. Tout est sur le site, un contact par lien internet et un formulaire à compléter. Il faut savoir que lorsqu’un fédéré ou une fédérée est victime d’agression, il ou elle peut effectivement soit passer par le formulaire de la FFS ou par la cellule Signal Sport.
Q19/ Et au sein du CDS 83, quelles sont les dispositions et recommandations mises ou à mettre en place?
Doriane
Alors au sein du CDS 83, on est déjà quand même bien sensibilisé à ce sujet-là, vu que je me suis déjà engagée à être référente « Éthique », que j'ai déjà animé une soirée d'intervention sur les violences. Cela étant, ça serait bien d'évoluer vers la sensibilisation de l'ensemble des cadres, des présidents de clubs qui pourraient à leur tour relayer les informations auprès des licenciés qui sont dans leur club. L'idée aussi est de sensibiliser toutes les personnes qui interviennent auprès des enfants, notamment avec les cadres qui forment les enfants de l’École Départementale de Spéléologie et Canyon.
Et à l’assemblée générale, vu qu'il y a une obligation légale maintenant qui est de mettre dans les locaux des affiches de Signal Sport avec tous les numéros pour prévenir, des affiches sur Signal Sport seront distribuées aux présidents de club et à tous ceux qui le souhaiteront. Ces documents sur Signal Sport à afficher dans leur club permettront de faire de la prévention et de l'information.
Q20/ Lors de ta conférence, le petit nombre de participantes a permis le débat et surtout la mise en évidence des changements de mentalité entre générations et l'apparition ou mise en éveil des problèmes de comportement. Pour moi, la spéléologie a toujours été synonyme d'aventure et de solidarité. Quel message souhaites-tu, toi, Doriane, apporter à ce chapitre sur la violence?
Doriane
Sincèrement je pense qu'il faut que la spéléo reste de l'aventure, du plaisir, du partage et il est indispensable qu'on se respecte les uns les autres.
Donc, c'est bien et je le redis, qu'on vive avec notre temps, qu'effectivement on prenne tous conscience du fait qu'aujourd'hui il y a des violences comme on a pu le constater par le nombre de signalement dans le monde du sport et de la spéléologie. Par le témoignage de personne de différentes générations, on s’aperçoit que des comportements qui aujourd'hui sont perçus comme de la violence n’étaient pas perçus comme tel avant. Et que finalement, c'était accepté parce que ça faisait partie de la pratique, ça se passait comme ça. En fait non, c'était quelque part de la violence et en fait il ne faut pas. Il ne faut pas penser que tout est normal. Je pense qu'il faut savoir évoluer vraiment avec son temps. Il suffit d’ouvrir la télé, de lire les journaux, pour voir qu'aujourd'hui de la violence, il y en a de partout. Dans tous les domaines (sport, éducation nationale…) on fait de la prévention sur les violences. Et qu’aujourd’hui, il y a des obligations légales. Le décret du 16 mai 2025 a mis en avant la nécessité d'afficher les dispositifs permettant de recueillir les témoignages, d'orienter, d'accompagner les victimes, les témoins de violences et de discriminations.
Et un autre message qui me paraît fondamental et qu’il ne faut pas oublier, c'est que dans le monde associatif nous sommes dans le partage, dans l'échange. Notamment avec des enfants, on peut devenir des personnes de confiance. Des personnes référentes pour des enfants qui vont peut-être se confier à nous, à vous. Ces enfants pourront aussi se confier sur des violences intrafamiliales. Aussi il me semble important de savoir comment réagir dans ces cas-là. Quand on a un enfant qui nous confie une violence intrafamiliale, des violences conjugales ou sur n'importe quel type de violence que lui-même peut subir ou dont il peut être témoin, il faut savoir réagir. C'est là tout l'objectif aussi des sensibilisations sur les violences.
Q21/ Alors si un spéléologue adulte ou enfant vient aborder une personne de confiance pour confier sa violence, quelle est l'attitude à avoir par rapport à la personne de confiance?
Doriane
Déjà, pour la personne de confiance, il faut savoir qu’elle n’est pas là pour juger. Elle n'est pas là pour savoir si c'est vrai ou pas vrai. Elle n'est pas là non plus pour incriminer un potentiel agresseur. Elle est là pour rester neutre et impartiale. Si on est nous-même personne de confiance, on n'est pas des juges, on est simplement là pour entendre des faits, les écouter, inciter à utiliser les outils qu'on a à notre disposition via Signal Sport, via le formulaire dédié sur le site de la Fédération. Mais je pense que dans ces cas-là - quand on est une personne de confiance - on nous fait l'honneur de nous confier quelque chose, nous devons vraiment rester neutre, impartial et savoir garder le secret d’une part pour protéger la victime (ne pas raconter ce qu’on nous a confié, ni juger, ni interpréter) et d’autre part pour protéger le potentiel agresseur (ne pas juger et se rappeler qu’on n'est ni des enquêteurs, ni des policiers). La personne de confiance doit toujours garder à l’esprit que la victime est présumée et que l’accusé a la présomption d’innocence.
Q22/ Et ma dernière question sera beaucoup plus légère. Quels seront tes prochains projets en spéléologie ou autres si tu as envie d'en parler .
Doriane
En spéléologie, mes prochains projets sont de retourner au Saint-Cassien. Ça j'y tiens, c'est fondamental. De continuer à m'entrainer, d'aller au gymnase au moins une fois par mois, essayer de tout combiner entre ma vie de famille, ma vie professionnelle et ma vie sportive. Et, bien sûr, m'investir dans mon rôle de secrétaire du CDS 83 et dans mes clubs aussi. Je vais essayer de concilier tout ça en mettant la bonne dose à chaque endroit. Et puis au niveau professionnel, un nouveau DU qui ne va pas tarder à débuter. Oui, j'ai tout plein de projets.
Un grand merci Doriane, pour le partage de tes connaissances et pour ton investissement au sein du Comité Départemental de Spéléologie du Var. Et quelle belle énergie !
A vous, spéléologues, si vous souhaitez en savoir plus sur les actions mises en place par la FFS, Doriane vous convie à consulter la page « Lutte et prévention contre les violences sexistes, sexuelles et les discriminations (V.S.S.D) ». Vous y trouverez tous les documents et liens internet mis à disposition par l’équipe de la fédération :
https://ffspeleo.fr/lutte_prevention_violences.html
ainsi que le PDF sur la prévention et la lutte contre les violences sexuelles dans le sport.
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Sans oublier les numéros utiles : 114 en situation de handicap et 3919 violence femmes infos.
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